Agenda 2026

19 janvier 17H 30, Rentrée des auteurs de l’ARALD, Villa Gillet, 18H.

24 janvier dans le cadre des Nuits de la lecture, rencontre à la librairie l’Œil Cacodylate, LYON 19h.

5,6,7 mars, Festivals Regards noirs, Niort.

4 avril, Quais du Polar Lyon, Signature à la librairie Un petit noir au grand salon de l’hôtel de ville.

9, 10 mai, Festival des littératures sociales et policières Besançon

Ateliers d’écriture 2026

Le Charmanon, Grezieu la Varenne un vendredi sur 2 de 10h à 11h 30

Atelier avec Patrick Laupin, samedi 31 janvier de 10à 12 et de 14 à 16 à Chaponost

MJC Chaponost 25 avril, 30 mai , 20 juin, Ecrire la nouvelle de 10h a 12h de 14h a 16h Inscriptions auprès de la MJC

Rencontres autour de Lapiaz, publié au Rouergue

Librairie Zadig, Saint-Claude(39) Jeudi 2 octobre, 18h 30

Librairie Buffet, Oyonnax, samedi 11 octobre 10 à à 12

Librairie L’Esperluette Lyon, Cercle Saint-Irénée, jeudi 6 novembre, 19h 30 en compagnie de Michèle Nevert pour son roman, L’envolé

Librairie Un tout petit monde et médiathèque Chaponost, vendredi 14 novembre 18h

Festival du livre de Pont-Saint-Esprit et du Gard Rhodanien, samedi 22 novembre à 17h 30 https://www.festivallivrepont.fr/maryse-vuillermet/

Festival international film Autrans Montagne, cinéma et littérature du 3 au 7 décembre, discussion avec Danielle Maurel le 6 décembre

Association Dans tous les sens Vaux-en-Velin, 10 décembre

Bibliothèque de Désaignes 12 décembre à 18h

Rentrée des auteurs ARALD Villa Gillet 19 décembre 17H 30

Librairie L’Oeil Cacodylate, 24 janvier, 19h dans le cadre de La nuit de la lecture, rencontre animée par Joëlle Guidez

5, 6, 7 mars Festival du polar Regards noirs Niort

12 mars, Radio Bourg

4 avril Quais du polar signature à la librairie Un petit noir, salon de l’Hôtel de ville

9 et 10 mai Festival des littératures noires sociales et policières, Besançon

Sortie de Lapiaz ce mercredi

La montagne du Jura, 1977.
Un jeune couple s’installe dans une ferme d’estive, dans une combe reculée, le Crêt à la Neuve. Tony, avec son accent étrange. Isabelle, dont le visage est balafré. Leurs voisins sont un vieux ménage d’agriculteurs, les Satin, dont un fils reprend l’exploitation avec son épouse, chasseuse de vipères à ses heures.
Tout sépare ces paysans habitués à travailler dur dans un climat austère et ces hippies qui veulent tirer un trait sur leur passé. Pourtant, un attrait puissant va rapprocher ces habitants, curieux les uns des autres autant que remués dans leurs certitudes.
Qui pourrait imaginer que les choses tournent si mal ?
Dans un sublime paysage de lapiaz où prolifèrent les serpents, Maryse Vuillermet orchestre un drame dont les récitants chercheront longtemps à démêler les origines.

Frapper l’épopée, Alice Zeniter, Flammarion, 2024

Une jeune femme, Tass, professeur de français née en Nouvelle-Calédonie, revient s’y installer définitivement et y enseigner.  Elle s’interroge sur sa place, son identité, son avenir, parce qu’elle vient de quitter Thomas son copain français.

 Dans sa classe, elle remarque deux jumeaux Kanach, elle est frappée par leur intelligence et leur calme.  Et un jour, ils disparaissent.

 Parallèlement à la vie de cette jeune professeur Tass, on entre dans la vie d’un groupe très original de trois personnes, deux femmes et un homme qui tentent une nouvelle forme de militantisme indépendantiste « l’empathie violente ». Il s’agit de faire réagir les blancs par petites touches, de leur faire peur.

Tass, alias Alice Zeniter, retrouve dans un accident en pleine forêt, dans un long rêve halluciné, l’histoire de ses ancêtres Kabyles venus là comme bagnards et retrace avec une grande virtuosité toute l’histoire du peuplement de l’île, des bagnards, de leur reconversion en paysans concessionnaires. Là, on comprend mieux ce qu’elle est allée faire là-bas !!!  Elle retrouve les hiérarchies entre les différentes libertés, les différents hommes libres, les blancs, les blancs-blancs, les zoreilles, les asiatiques.  Elle explique l’idéologie colonialiste, qu’elle soit saint-simonienne ou juste capitaliste.  C’est un cours d’histoire magistrale, jamais ennuyeux.  Nous sommes frappés par la violence de la répression.  Au début, les Canaques ont laissé s’installer les blancs et ensuite, quand ils les ont vus agir, ils se sont rebellés et ont été massacrés. J’ai noté, comme chez les Aborigènes, une relation très particulière à leur terre, leur terre est aussi leur nom, le nom de leurs lignées, de leur histoire.

 Mais ce n’est pas un cours d’histoire, c’est un roman plein de péripéties, plein de magie, d’immersion dans la nature, on s’attache aux personnages, aux trois farfelus, aux amis de Tass, aux jumeaux surtout, et à leur tragédie.

 C’est brillant.

 Une réserve cependant, la façon dont est amené le passé des ancêtres de la narratrice, de ses ancêtres kabyles arrivés là comme bagnards parce qu’ils ont lutté contre la France m’a paru un peu légère, l’espèce de long rêve halluciné de la narratrice est plausible dans l’univers kanak, mais un peu facile sur le plan romanesque.